Christophe Gerber

Armes à domicile: polémique et désarmement des principaux intéressés

Il est de bonne presse, en cette période printanière, de remettre en question le maintient de l'arme d'ordonnance à domicile. Si l'on en croit les sondages recents (lematin du dimanche 22 avril), la majorité des citoyens seraient contre le maintient de cette tradition. Tout en refusant de commenter un sondage, je m'étonne de l'ambiance et du contenu des discussions. Je m'inquiète surtout de la tendance. Plusieurs constatations:

La polémique: Les biens pensants de tous bords essaient par tous les moyens de démanteler la volonté d'indépendance et de liberté qui nous a été inculquée par nos ancêtres. Le pire est encore d'utiliser des drames récents pour justifier des gesticulations de déstabilisation. Quel respect pour les victimes! D'un droit à la liberté il y a encore quelques années, ce maintient de l'arme à domicile s'est transformé uniquement en devoir par les détracteurs de notre armée. N'oublions pas que ces mêmes personnes qui, soit-disant, sont partisanes de discussion, lancent des initiatives à l'encontre de notre capacité de défense. Malheureusement, trop souvent, nos défenseurs utilisent des arguments maladroits et risibles comme la mise en péril de nos sociétés de tir (la plupart des membres de ces sociétés ne sont pas ou plus astreints aux obligations militaires!).

Désarmement idéologique: Les autorités civiles ou militaires ne prennent pas ou trop peu position. Au même titre qu'un vide sécuritaire, un vide informatif laisse la voie ouverte à tous les abus. Il n'est plus politiquement, ni socialement, facile de prêcher pour un maintien des traditions. De ce fait, le citoyen lambda n'ose plus s'affirmer sur la voie publique. N'est-ce pas de notre devoir d'officier de nous mettre en avant et de porter haut les couleurs? Bien entendu, le fait de porter les couleurs doit se faire en toute loyauté avec la hiérarchie et surtout en respect de notre constitution et non pas en se positionnant en tant que révolutionnaire-éclairé, même si l'on est dans un haut état-major politique au bout de notre Lac Léman. Je constate que l'arrivée des élections fait perdre le bon sens (d'orientation) même à des officiers. Quel dommage et quelle image donne-t-on à l'extérieur de nos rangs!

Jusqu'à quand la masse silencieuse, parfois trop confiante, va rester dans ses sapinières? Les règles du jeu ont changé, il s'agit d'être actifs dans les discussions de la rue, tout comme dans les arènes politiques.

Sortons du bois et osons!

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Dans son édition 1/2007, le magazine armada consacre un supplément aux véhicules blindés moyens. L’entreprise Mowag, aujourd’hui partie de General Dynamics European Land Combat Systems, y tient une bonne place et l’auteur retrace les succès des différentes versions de Piranha. Le Piranha I, utilisé dans notre armée en version chasseur de chars et bientôt en véhicule de transport sanitaire blindé, a été choisi par le US Marine Corps déjà en 1981 en version 8x8. Celui-ci est produit sous licence sous le nom de LAV (Light Armoured Vehicule). Depuis, le LAV, tout comme le Piranha produit sur sol européen, aujourd’hui en version III, a été produit en différentes versions : commandement, reconnaissance, appui feu, lance-mine, anti-char, génie, sanitaire ou reconnaissance ABC. Alors que la version II est utilisée par notre infanterie depuis sa mécanisation tout comme l’Australie, Oman, le Quatar ou l’Arabie Saoudite, le Piranha III est aujourd’hui le plus répandu avec des utilisateurs comme la Belgique, le Danemark ou le Canada. Les Etats-Unis, quand à eux modernisent constamment leurs LAV, communément appelés Strykers aujourd’hui. Les brigades de Strykers sont utilisées comme plateformes d’essai pour la numérisation des forces américaines et se retrouvent sur tous les fronts. La prochaine rotation en Irak à mi-2007 (4ème brigade, 2ème division d’infanterie) se verra renforcée de 27 MGS (Mobile Gun System) parmi les 10 versions différentes de Strykers. Le MGS est une version d’appui-feu pour les compagnies d’infanterie avec une tourelle de 105 mm. Finalement, le Piranha IV est promis, lui aussi à un bel avenir. Avec ses 25 tonnes et sa tourelle de 30mm, il entre dans la gamme des véhicules de combat d’infanterie (VCI). Cette version, pourrait être, pour la première série, produite sous licence au Japon. D’ailleurs, l’édition hors série n° 23 de Raids en fait l’éloge et le place au même niveau que le VBCI de GIAT (France) et l’AMV de Patria (Finlande) dans les parfaits compléments aux unités chenillées. Mowag, avec son usine de Kreuzlingen, peut être considérée comme un des fleurons de l’industrie helvétique, et un exemple à suivre particulièrement dans le domaine de la défense. Une bonne leçon à ses détracteurs en espérant que les initiatives à venir ne mettront pas de l’ombre dans cette belle réussite. Le cas échéant, la maison mère aura sans doute vite fait de délocaliser… Dommage pour l'image et les emplois!
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Il est de bonne presse, en cette période printanière, de remettre en question le maintient de l'arme d'ordonnance à domicile. Si l'on en croit les sondages recents (lematin du dimanche 22 avril), la majorité des citoyens seraient contre le maintient de cette tradition. Tout en refusant de commenter un sondage, je m'étonne de l'ambiance et du contenu des discussions. Je m'inquiète surtout de la tendance. Plusieurs constatations: La polémique: Les biens pensants de tous bords essaient par tous les moyens de démanteler la volonté d'indépendance et de liberté qui nous a été inculquée par nos ancêtres. Le pire est encore d'utiliser des drames récents pour justifier des gesticulations de déstabilisation. Quel respect pour les victimes! D'un droit à la liberté il y a encore quelques années, ce maintient de l'arme à domicile s'est transformé uniquement en devoir par les détracteurs de notre armée. N'oublions pas que ces mêmes personnes qui, soit-disant, sont partisanes de discussion, lancent des initiatives à l'encontre de notre capacité de défense. Malheureusement, trop souvent, nos défenseurs utilisent des arguments maladroits et risibles comme la mise en péril de nos sociétés de tir (la plupart des membres de ces sociétés ne sont pas ou plus astreints aux obligations militaires!). Désarmement idéologique: Les autorités civiles ou militaires ne prennent pas ou trop peu position. Au même titre qu'un vide sécuritaire, un vide informatif laisse la voie ouverte à tous les abus. Il n'est plus politiquement, ni socialement, facile de prêcher pour un maintien des traditions. De ce fait, le citoyen lambda n'ose plus s'affirmer sur la voie publique. N'est-ce pas de notre devoir d'officier de nous mettre en avant et de porter haut les couleurs? Bien entendu, le fait de porter les couleurs doit se faire en toute loyauté avec la hiérarchie et surtout en respect de notre constitution et non pas en se positionnant en tant que révolutionnaire-éclairé, même si l'on est dans un haut état-major politique au bout de notre Lac Léman. Je constate que l'arrivée des élections fait perdre le bon sens (d'orientation) même à des officiers. Quel dommage et quelle image donne-t-on à l'extérieur de nos rangs! Jusqu'à quand la masse silencieuse, parfois trop confiante, va rester dans ses sapinières? Les règles du jeu ont changé, il s'agit d'être actifs dans les discussions de la rue, tout comme dans les arènes politiques. Sortons du bois et osons!
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La justice militaire a aujourd'hui rendu son verdict sur les trois journalistes ayant publié des informations classifiées. Ces gens ont été acquittés au nom de la liberté d'expression. Faisant partie de l'immense majorité de la population et des cadres de notre armée n'ayant accès qu'aux informations de la presse, je ne peux juger que subjectivement cet état de fait. Je me demande comment la justice (qu'elle soit militaire ou civile d'ailleurs) peut se trouver dans telle situation et céder ainsi à la pression des soi-disant bons parleurs et faire preuve d'une telle démagogie. Je me demande surtout ce qui se passera le jour où une telle information sera divulguée, volontairement ou pas, par un militaire ou par une entreprise mandatée par la Confédération... Il s'agit malheureusement d'un précédent qui risque d'ouvrir des portes à bien des abus, et on peut légitimement se demander à quoi servent les divers articles de lois concernant le maintient du secret.
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